Hé toi, oui toi, le triste connard qui interpelle grossièrement une jolie dodue dans la rue : "Mademoiselle, vas-y, fait pas ta pute, donne-moi ton numéro".
Oui, c’est à toi que je m’adresse (sans espérer que tu me lises, note bien), parce que je n’ai pas toujours l’occasion de te foutre mon pied dans la gueule.
Je me demande ce que tu espères, parce que, soyons sérieux, ne me dis pas que tu t’imagine vraiment pouvoir séduire par ce moyen ?
Si ?
Mais t’es encore plus con que je croyais, alors !
Certaines t’ont nié, faisant semblant de ne pas t’avoir entendu, d’autres, plus agressives, t’on remis à ta place de quelques vertes paroles, et c’est, au minimum, tout ce que tu mérites !
Mais avoue-le, pauvre flaque d’urine de mangouste, jamais une seule de ces drôlesses au fessier mignon ne t’a filé son numéro, aucune ne t’a répondu « Ok, il y a un petit hôtel sympa juste à côté, allons-y ! »
Alors, par curiosité, j’aimerai piger : c’est quoi le truc qui te motive ? Tu n’es pas un gentleman, et ça, je le savais déjà. Est-ce la frustration de n’être qu’un pignouf et de t’en être rendu compte, par un petit matin blême ? Est-ce la brutale prise de conscience de ton état de larve putride qui t’a fait te résigner à en rester une ?
Fait un effort (regarde le sens de ce mot dans un dictionnaire) : lave-toi, change de calbar, garde ton pantalon de training pour les séances de sport, tourne la visière de ta casquette vers l’avant, soigne ta vilaine peau grêlée d’acnéique congénital ; bref, sors-toi les doigts du cul et tu verras que tout n’est peut-être pas perdu pour toi !
Peut-être, hein ?
Et pour les gentlemen qui me lisent, n’oubliez pas : pensez encre!

